Les Banques, les Compagnies d'assurances, les Sociétés financières spécialisées, les Vépécistes, les Compagnies aériennes, etc. possèdent et entretiennent des bases de données de plus en plus complètes :
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des données familiales (situation de famille)
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des éléments patrimoniaux (valeurs mobilières et immobilières) ou de revenus, et donc de train de vie et d'équipement en général
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des données liées aux modes de consommation des personnes (canaux d'interaction favoris, heures de disponibilité sur tel ou tel canal), utilisées notamment par les plates-formes téléphoniques
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des données liées aux habitudes et aux goûts (presse lue, préférences musicales, centres d'intérêts, régime alimentaire...)
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des données prospectives (projet immobilier, achat de voiture, etc.).
Comment les données sont-elles utilisées ?
L'entreprise utilise ces données à plusieurs fins :
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la rétention des Clients
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l'estimation de la valeur du Client (l'intérêt des Clients aux yeux de l'entreprise) : elle se calcule grâce à des éléments factuels liés à l'individu, comme l'âge, l'équipement, les revenus, et des éléments factuels liés à l'entreprise
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l'estimation des valeurs du Client (l'intérêt de l'entreprise aux yeux des Clients) : il s'agit ici de comprendre puis de gérer ce qui attache le client à l'entreprise
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la gestion des Clients : gestion des réclamations, recréation de l'esprit de marque et de fidélité d'appartenance
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le marketing interne de transformation : une fois le client acquis, il faut lui vendre un second produit puis un troisième pour le rendre rentable ; le premier produit est en effet souvent un produit d'appel destiné à le capter
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le marketing sur prospects.
La limite entre l'acceptable et l'inacceptable
Il ne faut pas confondre l'information déduite par l'entreprise (ou capturée) et celle donnée de plein gré. Que penser du droit d'accès et de modification des données nominatives par l'individu ? Est-il applicable en l'état ? Correspond-il à un réel besoin ? Les entreprises jouent-elles le jeu ?