Crise : l'économie malade de la finance
Jacques Barraux présente ce numéro de la Lettre Présaje consacrée aux conséquences de la crise financière mondiale sur l'économie et les premiers signes d'un orage conjoncturel d'une violence exceptionnelle.

On pouvait le craindre. Le basculement n'a pas tardé. Le court-circuit général de la finance mondiale s'est aussitôt accompagné des premiers grondements d'un orage conjoncturel d'une exceptionnelle violence. Pour les gouvernements comme pour les entreprises il s'agit d'abord de parer au plus pressé.

Mais déjà le débat est lancé sur la physionomie de l'après-crise. PRES@GE.COM a recueilli une première série de témoignages dans des univers différents. Nous les retrouverons dans cette édition et dans celles qui suivront au début de 2009. Partout, dans l'entreprise, dans la fonction publique, dans le monde de la recherche, les interlocuteurs contactés ont tenu à répondre avec prudence et modestie, comme si la crise actuelle exprimait le découragement des élites face à l'irresponsabilité des acteurs à l'origine du séisme mondial. La crise de 2007-2008 a ouvert le procès de l'arrogance et de l'irresponsabilité. Il n'est pas prêt de se conclure.