On arrête de monter sur le Grec.
Voila ce qu'a dit hier, un grand opérateur de notre place financière dans un petit comité amical, d'anciens de l'X, des Mines, et du collège de St Jean D'Y, pour expliquer comment les banques européennes refusaient d'aller faire voir nos euros chez les Grecs. Au passage, il a montré le peu d'appétit, des mêmes banques, pour monter sur le dollar, pas plus que dans tous ces « Véhicules » fabriqués dans les usines de Wall Street avec encore plus de défaut qu'une vulgaire Toyota.
Alors, qui prête à tous ces affamés de crédits qui n'arrivent pas à boucler leurs budgets, de la Grèce, à l'Islande en passant par 21 départements de notre douce France, qui n'ont pas demandé à GOLDMAN SACHS de maquiller leurs comptes comme l'ont fait les Grecs. Contrairement aux mensonges mis dans la tète des français. Ce ne sont pas les banquiers chez lesquels nous avons nos comptes qui financent les candidats à la faillite, quelques soient les taux d'intérêts facturés, et peut être encaissés, un jour.
Ce sont ces fonds, en général, anglo américains, qui regorgent d'argent, à raison de leur puissance mondiale, et de leur capacité d'intervention dans la politique américaine, derrière la locomotive GOLDMAN qui vit au coeur de la Maison blanche.
Savez vous qui est la banque N° 1 mondiale dans le financement des grands projets comme dans celui de l'aéronautique, et N° 2 dans celui du « Shipping », les bateaux de commerce : le Crédit agricole. Nous sommes loin des Hedge funds spéculateurs. Certes, l'usage du bouc émissaire est bien utile, surtout quand il a la tronche pas trop sympathique du Trader, mais ça aboutit à casser la figure du guichetier quand son patron vous a refusé un crédit.
Car le problème reste entier. Personne ne nie qu'il faut accroitre la capacité de distribution de crédit ( terme d'emprunteur) ou de prêts (terme de prêteur) mais personne ne peut nier que la période qui vient, au cours de laquelle il faudra rembourser, sera de plus en plus risquée. Au surplus, tout le monde ne pourra pas être servi, tant les Etats, eux-mêmes assoiffés de crédits, entreront en concurrence avec l'économie. On observe déjà cette concurrence sur les taux d'intérêts. L'Etat français paie une surprime, dans les instruments de garantie de défaut de paiement, très nettement supérieure à celle de Danone.
Enfin, cerise sur le gâteau, le comité de Bâle, qui a remplacé les Gnomes de Zurich dans la régulation du système bancaire et des risques qu'il prend, a concocté des normes, imposables aux banques européennes, évidemment pas aux Hedge funds anglo américains, dont les conséquences feront passer le goût du crédit. En vitesse de croisière ces normes amputeront la croissance tant attendue de six points. Sans jeu de mots, pour que le bonheur soit dans le prêt, il faudra défendre son pré carré.
Il ne vous étonnera pas qu'on commence à parler, d'une séparation de biens entre Nicolas et Angela, pour créer deux Euros, l'Euro franc et l'Euro mark au choix des pays de l'U E.