- M. Patrick PAYET, bâtonnier de l'Ordre des avocats du Barreau de Saintes.
Nous avons le plaisir de vous accueillir pour ce quatorzième colloque des Entretiens de Saintes dans une ville exceptionnelle certes, mais aussi dans un cadre exceptionnel, et je pense que le thème de ce quatorzième colloque - déjà ! -, « La santé, malade de la justice ? », sera particulièrement riche, compte tenu de la qualité de nos intervenants.
Je pense que vous saurez profiter de cette nouvelle rencontre et de ce sujet qui, il est vrai, est un peu différent des sujets qui ont pu être abordés jusqu'ici, et je ne partage pas tout à fait l'avis du président en disant que c'est un risque. Je crois, au contraire, que c'est un sujet très porteur !
Je vous remercie d'être aussi nombreux aujourd'hui, ce qui témoigne de la qualité de ces Entretiens et de l'intérêt que vous leur portez, la qualité des travaux ne s'étant pas démentie jusqu'à ce jour.
Je demande à Monsieur le Maire Jean ROUGER de bien vouloir prononcer quelques mots au nom de la ville de Saintes.
Je vous remercie et bon travail.
- M. Jean ROUGER, maire de Saintes.
Merci. Mesdames, Messieurs, au nom de la ville de Saintes, je suis particulièrement heureux de vous accueillir à ces quatorzièmes Entretiens, ici en Saintonge, parce que c'est notre pays, en particulier Monsieur le président ROUGER, c'est notre pays commun, et on a un nom en commun. C'est un privilège pour nous tous car nous sommes dans un pays d'équilibre, et je regrette pour vous que vous soyez enfermés pendant cette journée qui sera très belle, ce qui vous empêchera de goûter notre climat, voir nos maisons, apprécier l'humeur des gens. Mais vous aborderez en ces lieux, qui sont des lieux de réflexion, de pensée, un sujet qui me paraît difficile.
Ayant été médecin, je n'ai jamais considéré que la santé était malade de quoi que ce soit, c'était mon objectif. Je n'ai jamais considéré que la justice était un obstacle, mais qu'au contraire, c'était mon alliée pour essayer de faire revenir à la santé un certain nombre de personnes que l'on considérait comme malades.
Vous abordez un sujet difficile, donc je vous souhaite beaucoup de courage. Moi je l'ai vécu comme un combat la maladie, c'est un combat pour acquérir la santé, un combat juste, je l'ai vécu comme cela.
Je pense que vous parlerez plus des systèmes que de la santé elle-même, du système de la justice dans lequel - nous autres les humains - nous avons le talent de beaucoup nous empêtrer et de ne pas savoir toujours retrouver l'essentiel, c'est-à-dire pouvoir vivre en paix avec notre temps et notre passage ici.
Je vous souhaite de bien débattre, pas trop, parce qu'il faut que vous puissiez sortir et apprécier notre Saintonge. Je vous souhaite aussi une bonne journée, je vous souhaite un bon travail.
J'aurai une pensée pour l'un des vôtres, qui n'est plus là aujourd'hui, Alain de PRACOMTAL, dont la présence et la chaleur nous manquent toujours.
Merci. Bonne journée.