2008 a vu l'effondrement des valeurs d'argent sur lesquelles se fondent les échanges propres à l'économie sociale de marché. Chacun submit les effets simultanés de cet effondrement qui affecte maintenant le social, par le chômage, prouvant à quel point le social dépend du dynamisme de l'économie. Cette plaie d'argent, si hémorragique soit-elle, est-elle mortelle, comme le proclament les prophètes du malheur, ou non, comme le veut la sagesse populaire ?
Le pire est annoncé par les révolutionnaires compulsifs, prêts à pendre les marchands à la lanterne comme ils le firent, jadis, avec les aristos. Ils se voient déjà debout sur les décombres de l'économie effondrée, appelant à leur rescousse les tyrans pervers du XXe siècle pour inventer le nouveau goulag du XXIe.
Caricature ! A peine. On connaît la passivité française, née des fatigues de son histoire, qui l'a conduite, il y a 70 ans, à s'abandonner entre les mains de ses assassins. Frayeurs inutiles, sans doute, si l'on veut bien rejeter la propagande imbécile qui veut que 2008 égale 1929 en pire. Tous ceux qui prétendent savoir jouent avec le eu en annonçant le retour de la barbarie, par la faute d un marché qu'ils détestent. Ils oublient que la crise des années 30, en Europe, a simplement accru les ravages de deux pays, l'Allemagne et la Russie, saignés par la boucherie de 1914-1918, moralement détruits par les conséquences et les humiliations de leurs défaites.
L'origine des deux barbaries que ces pays ont développées en Europe se trouve dans l'effondrement des valeurs humanistes provoqué par les idéologies de l'époque, intelligemment manipulées par les pervers pour se frayer le chemin de leur pouvoir absolu. L'Europe de 2010 n'a rien à voir avec celle de 1930. Grâce à l'économie sociale de marché, elle vient de vivre 50 ans de prospérité et de libertés retrouvées contre ces tyrannies.
Autant la crise des valeurs d'argenta la forme systémique en s'imposant aux individus, le temps de réparer le système, autant la crise des valeurs humanistes est provoquée par l'individu qui s'en détourne. On sait que la peur est l'arme des idéologues pour imposer leur système, hélas irréparable.
L'année 2009, que PRESAJE vous souhaite personnellement bonne et heureuse, le sera collectivement si chacun de nous affiche son choix de liberté. Sinon ce sera l'horreur du sauve qui peut. Comme ce fut le cas en 1940.