Chacun le sait, je ne suis ni homme politique ni magistrat, ni journaliste, ni avocat. Je ne peux donc repartir de cette treizième manifestation qu'avec beaucoup de satisfaction d'avoir énormément appris.
Sauf que, tout à fait à la fin, j'ai découvert que notre Communauté européenne, réputée avoir des institutions faibles, disposait d'institutions judiciaires fortes alors que chez nous, qui sommes réputés avoir des institutions étatiques très fortes, il apparaît que nous ayons des institutions judiciaires faibles.
Conclusion pour moi, modeste citoyen : avant toute réforme de la justice, qu'elle soit le dos au mur ou pas, il faut probablement passer par une réforme de nos institutions politiques. Je ne vois pas comment je pourrais comprendre une réforme de la justice si l'on ne commençait pas par le début.
Ceci dit, je vous remercie tous au nom de mes collègues du conseil d'administration des Entretiens de Saintes pour avoir vraiment participé. Vous savez que nous ne structurons pas nos débats pour leur donner la spontanéité et qui en fait leur charme. Il ne fait pas de doute que cette spontanéité permet à chacun de découvrir, de comprendre ou de réapprendre des choses que nous connaissons.
Je souhaite à tous ceux qui rentrent à Paris bon voyage par le car, qui partira dans un moment. A tous ceux qui restent, bon séjour dans ma Saintonge, ensoleillée comme très souvent d'ailleurs, même au mois de février.
Je voulais remercier, au-delà des participants ceux qui nous aident dont on ne parle jamais : le Conseil régional Poitou-Charentes, le Conseil général de la Charente Maritime, la Banque postale, la Fédération française des sociétés d'assurance et le cabinet Gide. Je voulais aussi remercier celles et ceux qui sont à la peine, je dirais celles qui sont à la peine, à savoir l'équipe emmenée par Maryse avec le bâtonnier CHAULET de Saintes, qui a procédé à toutes les opérations d'organisation. Qu'elles soient chaleureusement remerciées.
Maintenant, bon retour à tous, à l'année prochaine avec, sans doute, un autre sujet parce que cela fait trois fois que l'on parle de la justice. Tant que les institutions politiques n'auront pas été transformées, j'imagine mal que l'on trouve la solution.